Critique: Robocop

robocop-2014

Les services de police inventent une nouvelle arme infaillible, Robocop, mi-homme, mi-robot, policier électronique de chair et d’acier qui a pour mission de sauvegarder la tranquillité de la ville. Mais ce cyborg a aussi une âme… 
Réalisé par José Padiha avec Joel Kinnaman, Abbie Cornish, Michael Keaton, Gary Oldman, Samuel L. Jackson.

Il y a certains films des années 80/90 dont il est risqué de faire un remake/reboot tant ils sont devenu culte. Total Recall est passé par la case remake, Terminator et Mad Max attendent leurs lifting…  Il était donc inévitable que les circuits du flic d’acier de Verhoeven ne subissent pas une mise à jour.  C’est donc avec une certaine appréhension que l’on découvre ce Robocop version 2014. Hélas le résultat est décevant…

Le film commençait plutôt bien avec une présentation des drones et robots d’Omnicorp en mission à Téhéran. Pat Novak (Samuel L. Jackson) fervent défenseur de la cause robotique pose le problème: pourquoi ces robots, qui font si bien leur boulot à l’étranger, ne protégeraient pas les citoyens américains? Pourquoi le sénat refuse t-il de mettre ces robots dans les rues américaines? Tout simplement parce que les robots ne ressentent rien… Les sentiments, l’émotion… ces sujets ont été évoqué dans les films de Verhoeven et dans cette nouvelle version, c’est l’axe principal.

1383620302210-robocop-2014-63116b-1383620318 Comme je le disais, l’introduction n’est pas mauvaise, c’est après que ça se gâte. Notamment, après l’attentat contre Alex Murphy. Attentat d’ailleurs, qui est traité comme si ce n’était qu’un banal accident de la vie tellement il est survolé. Idem concernant la décision de transformer Murphy en boite de conserve. C’est tellement rapide qu’on a du mal à se rendre compte que c’est un instant décisif. Après la transformation de Murphy, on pourrait croire qu’il effectuera sa mission: nettoyer les rues. Non, car Omnicorp s’attarde un long moment sur son produit. Verhoeven nous livrait une version de Détroit sombre, violente et vraiment dangereuse. Dans la nouvelle version, cette face de la ville est totalement occulté par deux questions: est ce l’homme qui dirige la machine ou l’inverse? Alex Murphy va t-il vivre normalement avec sa famille? Bref, le nettoyage des rues par Robocop n’est qu’un fait secondaire, au point qu’on en oublierait que c’est un flic. Le manque de malfrat fait qu’on le verra peu en action. Et surtout, le film n’a pas vraiment de « grand méchant ». Et ça se fait cruellement sentir. Certes, Mickael Keaton joue le grand patron qui veut s’en mettre plein les poches mais ça ne suffit pas à accrocher le spectateur. Il aurait peut être fallu tomber dans le cliché du héros qui doit sauver sa famille pour mettre un peu de tension et de rythme, mais non, la seule menace qui pèse sur le robot, c’est la désactivation…

Ce film veut se démarquer du film de 1987 en focalisant sur la personnalité de Murphy après sa transformation, ce n’est pas une mauvaise chose en soi, mais on a l’impression que le personnage est totalement dénaturé. L’apparence noire nous mettait déjà la puce à l’oreille.

Long et ennuyeux, ce film rejoint la liste des remakes ratés et inutiles. Ma note: 4/10

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