Critique: 47 Ronin

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Un perfide seigneur de guerre ayant tué leur maître et banni leur tribu, 47 samouraïs errants jurent de se venger et de restaurer l’honneur de leurs compatriotes. Arrachés à leurs foyers et perdus aux quatre coins des terres connues, cette poignée de rebelles se voit contrainte de recourir à l’aide de Kai – un demi sang qu’ils avaient jadis renié – lors de leur combat à travers un univers violent, peuplé de monstres mythologiques, de métamorphoses maléfiques et d’effroyables dangers. Cet exil sera l’occasion pour cet esclave rejeté de se révéler leur arme la plus redoutable, et de devenir la figure héroïque qui donnera à cette troupe d’insoumis l’énergie de marquer à jamais l’éternité. Réalisé par Carl Erik Rinsch avec Keanu Reeves, Hiroyuki Sanada, Tadanobu Asano, Kô Shibasaki, Rinko Kikuchi.

Après Le Dernier Samouraï , Hollywood décide de s’attaquer à un autre pan de la culture japonaise: l’histoire des 47 rônin, des samouraïs ayant perdu leur maître et qui décident de le venger tout en connaissant la portée de leur geste . Tout comme le film avec Tom Cruise, 47 Ronin n’est pas un mythe mais une histoire vraie. Elle est à la fois un exemple de courage et de loyauté, des valeurs auxquelles les japonais sont très attachés. Cette adaptation rend-t-elle hommage à ces valeureux guerriers?  47ronin_a

Commençons par les points positifs. Même si certains plans transpirent l’image de synthèse, on appréciera tout le travail qui a été fait pour construire un univers crédible. Que ce soit au niveau des costumes ou de l’environnement, on sera conquit par la beauté de la photographie.  Pour notre plus grand plaisir, on se retrouvera dans un Japon féodal retranscrit avec succès. Et pour renforcer la magie, le réalisateur a décidé de mettre une pointe de fantastique en explorant la mythologie nipponne. Que ce soit une sorcière métamorphe, une créature au look improbable, un dragon ou encore des tengus, ils s’intègrent parfaitement au récit. Carl Rinsch apporte aussi un soin tout particulier aux rituels de la culture japonaise. Si pour la plupart des occidentaux, le seppuku n’est qu’un suicide, ils comprendront enfin toute la noblesse et la beauté de ce geste. 47Ronin-images-220314221111

Malheureusement, tout n’est pas parfait. 47 Ronin fait partie de ces films qui montrent tout dans la bande annonce. La faute à une réalisation bancale. Le film met environ trente à quarante minutes a démarrer avant de caler aussitôt. On aura droit à de bon combats, mais à notre grand désespoir, ils seront peu nombreux. Les longueurs minent donc la narration d’autant plus que Keanu Reeves n’y met pas du sien. L’acteur transmet autant d’émotion qu’un sushi acheté chez Picard. Contrairement à ses compagnons, il aura beaucoup de mal à nous convaincre qu’il veuille suivre le code du bushido et rétablir l’honneur de son maitre. Ce manque d’émotion nuira aussi à l’histoire d’amour qu’il vit avec la fille de son maitre. Histoire d’amour impossible qui nous laissera insensible…. Le casting majoritairement japonais s’en sort plutôt bien notamment Rinko Kikuchi qui s’avère particulièrement efficace en sorcière maléfique.

Carl Rinsch avait toute les cartes en mains pour nous livrer un bon film. Malheureusement, le rythme en dent de scie et l’interprétation de Keanu Reeves nuisent à la vendetta de ces 47 ronin. Les amateurs de culture nippone trouveront surement leur bonheur, les autres spectateurs  adhéreront un peu moins… Ma note: 5/10

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2 réflexions au sujet de « Critique: 47 Ronin »

  1. C’est un joli film pleine d’action et de bravoure, pour se venger de la mort de leur chef malgré les lois.

  2. Ping : John Wick: feu vert pour la suite! | Captain Blogbuster

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