Critique: Jessica Jones

anpquaeA trente ans, à la suite d’un stress post-traumatique, Jessica Jones, super-héroïne, décide de se reconvertir en détective et ouvre sa propre agence…

L’association entre Netflix et Marvel s’est avérée gagnante lors de la sortie en mars dernier de la série « Daredevil ». 13 épisodes unanimement salués par la critique et les fans désireux depuis de nombreuses années de voir le protecteur d’Hell’s kitchen retrouver ses lettres de noblesse après la phase Ben Affleck. Quelques mois plus tard, Netflix nous ramène à Hell’s Kitchen pour nous présenter une nouvelle héroïne : Jessica Jones. jessicajones

 Jessica Jones représente un véritable défi pour Netflix et Marvel. En effet, en ayant cartonné avec Daredevil, il y avait une certaine pression sur Jessica Jones. Le public allait il s’intéresser à ce personnage peu connu ?   Est-ce que la série allait être du même niveau que celle consacré à Daredevil ? Penser que Jessica Jones serait dans la même veine que Daredevil est une erreur. Certes les deux héros partagent le même quartier mais n’ont pas du tout les mêmes objectifs. La mafia et la racaille sont plus du domaine de l’homme sans peur alors pour que Jessica Jones c’est (tout d’abord) gagner sa vie à travers son métier de détective qui est sa priorité. Protéger Hell’s Kitchen est le cadet de ses soucis.
Comprendre cette différence entre les deux personnages est essentiel pour appréhender cette série. On est dans un autre registre. Tout comme le comics Alias où Jessica Jones a fait ses premiers pas, la série n’est pas orienté vers l’action, le rythme est un peu lent. L’intrigue, bien qu’intéressante, à tendance parfois à faire du surplace.jessica-jones-netflix-944991L’autre défaut de la série, c’est d’avoir dévoilé le vilain trop tôt. David Tennant est juste parfait en Kilgrave, il n’y a rien a redire sur sa prestation mais il aurait été préférable de le laisser un peu dans l’ombre pour donner plus de suspens à l’intrigue. Du coup, le stress post traumatique si bien mis en scène dans les 2 premiers épisodes à l’air d’être moins important par la suite. Il aurait fallu aussi mettre 1 ou 2 personnages intermédiaire avant que l’héroïne puisse atteindre Kilgrave. On parfois l’impression que c’est le jeu du chat et de la souris que mènent Jessica Jones et Kilgrave…cage-jones Malgré ces défauts, Jessica Jones reste une série plaisante à suivre. Sa principale force est l’ensemble de ses personnages bien développés. L’alchimie entre Krysten Ritter et Mike Colter qui incarne Luke Cage est parfaite. Si certains étaient sceptiques sur le choix de Mike Colter dans le rôle de Cage, l’acteur balaye les doutes d’un revers de la main et nous promet le meilleur pour sa propre série. Comme pour Daredevil, la plateforme Netflix permet à Marvel de se lâcher et d’être plus mature. C’est ainsi que la relation torride entre Jones et Cage est montré sans pudeur. Autre relation qu’on appréciera: celle de Jessica et son amie Trish Walker incarnée par Rachael Taylor. Ne pouvant pas faire le duo Jessica Jones/Miss Marvel comme dans le comic Alias, Trish Walker s’avère être une bonne alternative.23462464La série s’articule autour de deux personnages: Jessica Jones et Kilgrave. Le choix d’attribuer les rôles à Krysten Ritter et David Tennant s’est avéré judicieux. Dès les premières minutes Krysten Ritter nous séduit dans la peau de Jessica Jones. On a le droit à un personnage écorché et loin d’être stéréotypé. Tout au long des  épisodes, Krysten Ritter nous prouvera qu’elle est bel et bien Jessica Jones.
Face à elle, on retrouve David Tennant. L’acteur de Doctor Who met tout son talent à la disposition de Marvel et Netflix pour jouer un Kilgrave inquiétant et dérangé mentalement. Là aussi, on est loin d’avoir un vilain basique en rêve de conquête ou de pouvoir. Ses motivations sont tout à fait basiques et humaines. On regrettera cependant le côté légèrement excentrique qui rend moins sombre le vilain. Autre point qui nous décevra, c’est le final qui est sans panache. Les 3 derniers épisodes nous laissaient envisager un face à face entre Jones et un Kilgrave surpuissant mais finalement ce n’est que la déception qui sera au rendez vous…

 Quelques défauts certes mais Marvel et Netflix ne tombent pas dans la facilité de nous proposer un show semblable à Daredevil. Le point fort de cette série est sans conteste son personnage principal qu’on espère revoir dans une seconde saison avant de la retrouver aux côtés de Daredevil, Luke Cage et Iron Fist dans la série: « The Defenders ». Ma note: 7/10 

La page Facebook

Publicités

2 réflexions au sujet de « Critique: Jessica Jones »

  1. Ping : Bilan des séries saison 2015/2016 | Captain Blogbuster

  2. Ping : Critique: Luke Cage | Captain Blogbuster

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s