Critique: Rogue One-A Star Wars Story

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Situé entre les épisodes III et IV de la saga Star Wars, le film nous entraîne aux côtés d’individus ordinaires qui, pour rester fidèles à leurs valeurs, vont tenter l’impossible au péril de leur vie. Ils n’avaient pas prévu de devenir des héros, mais dans une époque de plus en plus sombre, ils vont devoir dérober les plans de l’Étoile de la Mort, l’arme de destruction ultime de l’Empire.

Lorsque j’ai appris l’intention de Disney de faire des spin-offs autour de l’univers Star Wars, je me suis dit: « Ça y est, ils vont nous user la franchise jusqu’à la moelle ». Et  puis l’année dernière, nous avions eu Star Wars: Le Réveil de la Force. Le monde entier découvrait 32 ans plus tard la suite du Retour du Jedi. Un an après avoir fait la connaissance de Rey, nous retrouvons l’univers Star Wars et faisons un bond en arrière pour nous situer dans une période située entre juste avant Un nouvel espoir. Nous voilà donc embarqué dans le tout premier spin-off Star Wars sobrement intitulé Rogue One… 

Rogue One: A Star Wars Story Death Star Ph: Film Frame ©Lucasfilm LFL

Je disais plus haut que j’avais peur que Disney use la franchise mais cette peur s’est envolée lorsqu’on a apprit que ce spin-off allait se focaliser sur une phrase du texte déroulant du film qui a lancé la franchise, Star Wars-Un Nouvel Espoir:
Au cours de la bataille, des espions rebelles ont réussi à dérober les plans secrets de l’arme absolue de l’Empire : l’Etoile de la Mort, une station spatiale blindée dotée d’un équipement assez puissant pour annihiler une planète tout entière.

C’est après deux visionnages que j’ai décidé de faire ma critique. Trop excité la première fois pour écrire, le voir une deuxième fois n’a pas changé le premier avis que je m’étais fait: Rogue One-A Star Wars story est une véritable bombe! Le réalisateur de Godzilla, Gareth Edwards, avait une mission: nous raconter l’histoire du vol des plans de l’Étoile de la Mort et il y parvient haut la main! Dès les toutes premières secondes, ce film marque sa différence avec les autres films de la saga. Ce n’est pas grand chose, un petit détail, une marque de fabrique à laquelle on a été habitué qui n’est pas là, juste histoire de bien nous rappeler que ce nous allons voir est un spin-off: l’absence du texte déroulant d’ouverture . Rogue One est un film de guerre à la sauce Star Wars bien loin de ce que nous a proposé la franchise.
La Force n’est plus au centre des attentions, les Skywalker aussi. Très très peu de sabres laser aussi. Non, cette fois, c’est la rébellion qui est sous les feux des projecteurs. L’Empire est au top de sa forme, organisée tandis que chez les rebelles c’est l’inverse. On découvre par exemple leur coté extrémiste avec Saw Gerrera incarné par Forest Whitaker.  L’ambiance qui se dégage de ce film est particulière: sombre. Comme si tout espoir était mort…

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Ce côté sombre, on le retrouve chez l’héroïne, Jyn Erso (Felicity Jones), fille de Galen Erso, l’homme derrière la construction de l’Étoile de la Mort. Jyn sera loin de faire l’unanimité comme Rey. Elle est à l’opposé des autres personnages féminin de la saga. Elle est touchante mais on a du mal à s’attacher à elle. La principale raison, c’est qu’à part être la fille du créateur de l’arme la puissante de l’Empire, elle n’a rien de spécial. C’est une rebelle qui n’a pas froid au yeux et très investie dans sa mission. Et c’est ce qui m’a plu: elle est au même statut que n’importe quel soldat. On ne cherche pas à avoir une héroïne qui a été l’élue d’une quelconque prophétie ou choisie parce que c’était son destin et que la Force voulait d’elle. Non, c’est juste un pion qui donnera un gros coup de pouce à l’alliance rebelle.
Le gros et ,selon moi, unique problème de Rogue One, c’est le traitement des personnages. Le trio Jyn Erso, Cassian Andor (Diego Luna) et K2so fonctionne à merveille. Idem pour le duo Chirrût Imwe (Donnie Yen) et Baze Malbus (Jiang Wen). Seul Riz Ahmed qui incarne le pilote déserteur Bodhi semble être un peu à la traine parmi tout ce beau monde. Quoi qu’il en soit, séparément, ces personnages fonctionnent à merveille mais en équipe, la magie n’opère plus. Dommage quand on sait l’importance de l’opération menée par ce groupe pour l’alliance rebelle. Du côté de l’Empire, nous avons le directeur Krennic incarné par Ben Mendelsohn. Constamment sous pression (que ce soit par ses supérieurs ou par les rebelles), ce ne sera pas le vilain qui marquera le plus les esprits mais il s’en sort plutôt bien. On appréciera le gros effort qui a été fait pour inscrire parfaitement le film dans la continuité avec le retour surprise d’un personnage et je ne parle pas de Dark Vador.

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Malgré ce défaut au niveau des personnages, le spectacle est de toute beauté! Contrairement à Star Wars: Le Réveil de la Force, Gareth Edwards nous fait voyager à travers toute la galaxie. Même si le passage sur certaines planètes ne dure que quelques instants (par exemple la planète Wobani), découvrir de nouveaux lieux comme Jedha, lieu sacré pour tout les croyants de la Force ou Scarif, contribue à agrandir un peu plus cet univers qu’on aime tant!

L’autre point où Rogue One se démarque: l’action! Elle arrive petit à petit et monte crescendo pour finir en apothéose Je me répète: très très peu de sabrese laser dans ce film!  Le dernier acte, la fameuse mission pour récupérer les plans, est de l’extase à l’état pur! Les affrontements contre les troupes de l’Empire se font sur tout les terrains: troupes au sol, x-wing dans les airs et dans l’espace! Gareth Edwards a compris l’importance de nous offrir quelque chose radicalement différent: ce ne sont pas des jedi et des sith qui s’affrontent mais des rebelles et l’Empire. L’approche est donc plus militaire que les autres films.  On a de l’infiltration, des objectifs à atteindre, du support aérien bref… une véritable guerre! C’est totalement épique!

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Nous avons donc une bataille de dingue, des rebelles déterminés, une Etoile de la Mort utilisée de manière différente mais tout aussi impressionnante mais aussi… Dark Vador! Le vilain le emblématique  nous fait de courtes apparitions mais chacune d’elles valent le coup. Anakin Skywalker nous montre son pire visage: celui qui est pleinement au service du coté obscure de la Force. Sa dernière apparition fait d’ores et déjà partie des scènes cultes des films Star Wars! C’est simple: il bénéficie de la meilleure scène du film!

Malgré quelques défauts, Rogue One accompli amplement sa mission! Contrairement au Star Wars VII sorti l’année dernière qui avait une sensation de déjà vu, Gareth Edwards nous offre quelque chose de totalement nouveau. L’idée de départ était simple et nous obtenons au final un film épique qui nous en met la vue! Rendez vous dans un an pour l’épisode 8 de la saga. Ma note: 9/10.


Rogue One- A Star Wars Story est réalisé par Gareth Edwards avec Felicity Jones, Donnie Yen, Diego Luna, Forest Whitaker, Riz Ahmed, Ben Mendelsohn, Alan Tudyk, Jiang Wen et Mads Mikkelsen. Sortie le 14 décembre. durée:02h14

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