Critique: Assassin’s Creed

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Grâce à une technologie révolutionnaire qui révèle la mémoire génétique, Callum Lynch revit les aventures de son ancêtre, Aguilar, dans l’Espagne du XVe siècle. Callum découvre qu’il est issu d’une mystérieuse société secrète, les Assassins, et amasse les connaissances dont il aura besoin pour affronter une autre redoutable organisation : l’Ordre des templiers.

Après la très moyenne adaptation de Warcraft-Le Commencement, nous terminons l’année avec une autre adaptation de jeu vidéo: Assassin’s Creed. Fameuse série de jeu vidéo initiée depuis presque dix ans, Assassin’s Creed possède une bonne base de fans que la Fox n’a pas le droit de décevoir. Pour ma part, je n’ai joué qu’au tout premier épisode de la saga sans le finir (honte à moi!).
Je ne me rappelle plus trop du pitch du premier jeu mais le film à l’air de s’en inspirer à la différence que le personnage incarné par Michael Fassebender est inédit. Les personnages qu’on suivra sont Callum Lynch et son ancêtre Aguilar de Nehra. L’époque où le personnage se retrouve propulsé via l’Animus change aussi par rapport au premier jeu: on se retrouve au 15eme en pleine Inquisition  espagnole. Malgré ces changements, le contexte reste le même: la confrérie des assassins contre les templiers.

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Assassin’s Creed est un film plutôt dynamique et ce, grâce à un changement judicieux d’un élément indispensable du film: l’Animus. Au lieu d’une table où le perso demeure immobile, c’est une espèce de bras motorisé auquel nous avons droit. Du coup, les phases de transfert entre Cal et Altaïr Aguilar sont très spectaculaires. Le catapultage au 15eme siècle se fait de façon intense histoire d’immerger aussi dans ce transfert et changement d’époque où tout va à 100 à l’heure: des combats à gogo et des poursuites en mode parkour dans toute la ville pour notre plus grand plaisir. Le reproche qu’on pourra faire, c’est qu’à aucun moment on se retrouve avec un assassin en mode « discret ». Ces fameux moments du jeu où on devait se mêler à la foule, sortir discrètement sa lame et éliminer sa cible sont presque absent du film.
Autre point fort: l’aspect visuel. Assassin’s Creed bénéficie d’une excellente photographie. Chaque époque possède sa propre identité graphique. Pour le présent, on se retrouvera avec des couleurs froides et ce sera l’inverse quand on se retrouvera au 15eme siècle. D’ailleurs, la reproduction de cette époque est plus que réussie!

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Le scénario, dans la lignée des jeux, s’avère crédible et prenant aux fils des minutes et des révélations. Je regrette cependant un passage avec l’Animus qui met un peu à mal cette crédibilité et n’est là que pour du sentimentalisme mais bon, ce passage est nécessaire pour que Cal Lynch embrasse pleinement sa destinée.
À la réalisation, c’est Justin Kurzel qui est aux commandes. On pourrait croire que les changements d’époques  nuisent au rythme du film (c’est la sensation que j’ai eu en tout cas) mais il en est rien: la réalisation est parfaitement maitrisée. Le réalisateur retrouve deux acteurs avec lesquels il a tourné Macbeth: Michael Fassbender et Marion Cotillard. Bon, je ne suis pas un grand fan de l’actrice, en essayant de donner un avis objectif, disons que sa prestation est correcte sans être transcendante non plus. Si Michael Fassbender est plutôt convaincant en Callum Lynch, il m’a fallu un peu plus de temps pour l’accepter dans la peau d’Aguilar de Nerha mais au final, le personnage est réussi.

Accessible pour ceux qui ne connaissent pas les jeux, je pense que les fans seront ravis de cette adaptation. Assassin’s Creed est l’exemple d’une adaptation de jeu vidéo réussie. Ambitieux visuellement, dynamique dans son action, on ne peut qu’espérer que le succès soit au rendez vous pour qu’une suite voie le jour. Ma note: 8.5/10 


Assassin’s Creed est réalisé par Justin Kurzel avec Michael Fassbender, Marion Cotillard, Brendan Gleeson, Charlotte Rampling, Michael K. Williams, Denis Ménochet et Ariane Labed. Sortie: 21 décembre. durée: 1h56.

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