Critique: Pirates des Caraïbes-La Vengeance de Salazar

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Les temps sont durs pour le Capitaine Jack, et le destin semble même vouloir s’acharner lorsqu’un redoutable équipage fantôme mené par son vieil ennemi, le terrifiant Capitaine Salazar, s’échappe du Triangle du Diable pour anéantir tous les flibustiers écumant les flots… Sparrow compris ! Le seul espoir de survie du Capitaine Jack est de retrouver le légendaire Trident de Poséidon, qui donne à celui qui le détient tout pouvoir sur les mers et les océans. Mais pour cela, il doit forger une alliance précaire avec Carina Smyth, une astronome aussi belle que brillante, et Henry, un jeune marin de la Royal Navy au caractère bien trempé. À la barre du Dying Gull, un minable petit rafiot, Sparrow va tout entreprendre pour contrer ses revers de fortune, mais aussi sauver sa vie face au plus implacable ennemi qu’il ait jamais eu à affronter…

Critique rédigée par @Octanexit. Merci à elle!

Disney ne sachant pas faire mourir ses sagas dans la dignité, voici venu le cinquième opus de la saga Pirates des Caraïbes. Exit Rob Marshall et son travail médiocre sur le quatrième film. Un duo de réalisateurs, Joachim Ronning et Espen Sandberg, le remplace. Et les premiers échos du mois dernier en provenance de la Cinema Con étaient rassurants, promettant un retour aux sources et un ton proche du premier volet, sorti il y a maintenant quinze ans. Autant dire que la curiosité était haute ; mais il suffit de voir la première séquence pour aller de déception en déception.

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Salazar, un pirate victime d’une malédiction à cause de Jack Sparrow, tient une occasion de se venger lorsque ce dernier commet une erreur pourtant indigne de sa légende. Une armée de pirates-fantômes à ses trousses, le célèbre pirate trouve de l’aide en Carina Smythe, une astronome, et le fils de son grand ami William Turner, toujours coincé dans sa malédiction lui aussi (il y en a beaucoup dans ce film, il faut suivre).

Outre la simplicité confinant parfois à la crétinerie de l’intrigue, le point le plus décevant du film (outre ses visuels, mais on y reviendra) est le traitement réservé à la dynastie Turner. On sait tous quels sont les acteurs revenus pour cet opus, mais ils sont réduits à peau de chagrin et Jack n’en a semble-t-il rien à faire du fils de ses meilleurs amis. Un comportement étonnant et décevant pour un film abordant, comme une autre superproduction de Disney sorti il y a peu (celui avec le mercenaire de l’espace qui se balade avec un walkman) la filiation parentale et surtout paternelle.

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On pourrait comprendre l’exaspération de Jack, vu que le fiston ne semble pas être une lumière et a hérité du manque de charisme de son père. De plus, on tente de nous faire croire à une nouvelle romance entre une jeune femme sophistiquée, puisque scientifique, et un homme de foi. L’opposition entre les deux points de vue est intéressante notamment pour l’époque. Et Disney semble avoir retenu la leçon en ne faisant pas de son lead féminin une demoiselle en détresse comme Elisabeth Turner en son temps, même si Kaya Scodelario sombre aussi vite que le reste du casting dans le surjeu.

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Beaucoup de défauts donc, mais en général, vous me direz, ils sont compensés par la générosité visuelle et les scènes d’action plutôt réussies de chaque film. Ici, à l’exception d’une scène de braquage et des trouvailles sympathiques comme la guillotine, il n’y a rien d’intéressant à se mettre sous la dent. Pire encore, le climax du film est d’une paresse presqu’impardonnable pour un blockbuster de ce genre. Sans émotion ni surprise, il sonne simplement la fin d’un opus aussi inutile que sa scène post-générique, alors qu’il était annoncé que ce volet n.5 clôturerait la saga.

Résultat des courses : entre un méchant inexistant et dont le genre, cher Johnny Depp, n’aurait à priori pas changé grand-chose à son intrigue, des personnages secondaires aussi fades que têtes à claques et un acteur principal au bout du rouleau, ce Pirates des Caraïbes 5 est une belle déception en tous points. On en ressortirait presque de la salle aussi salés que l’eau de mer des Caraïbes.


Pirates des Caraïbes: La Vengeance de Salazar est réalisé par Joachim Ronning et Espen Sandberg avec Johnny Depp, Javier Bardem, Orlando Bloom, Geoffrey Rush, Keira Knightley, Brenton Thwaites, Kevin McNally et Kaya Scodelario. En salle le 24 mai. durée: 02h09.

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